La famille GATÉ
Dans quelques jours, le 1er février, notre tante Marie-Josèphe fêtera ses 90 ans!
Tante Marie-Josèphe, la sœur cadette de notre mère Marie-Madeleine portent le même nom de famille : GATÉ. Mais d’où vient ce nom?
Aujourd’hui, on les retrouve essentiellement dans l’ouest de la France et dans le Cher. Mais ce n’est pas facile de connaître l’origine, tant il y a de variantes : Gate, Gastez, Gathé, Gasté, Gastay, Gatée, et même Gates (vous pensez à quelqu’un? …Bill de Microsoft!). Les services d’enregistrement de l’état civil ont pris beaucoup de liberté avec ce nom! L’état de mes recherches ne me permettent pas de dire quel est le sens de ce patronyme.
Et notre ancêtre GATÉ, d’où vient-il?
Jacques GATÉ, l’ancêtre connu est né au début du 18ème siècle, peut être dans le sud de la Vendée, ou bien dans les départements limitrophes. Aucune trace de sa vie, si ce n’est un mariage avec Catherine Guilloteau qui donna un enfant, Jacques, né vers 1760.
Jacques GATÉ (ou Gastez) prit en premières noces Marie Audineau qui décéda quelques années après. Puis il fit connaissance de Marie Meunier, une jeune fille de la commune de Doix qu’il épousa le 31 août 1795.
Leur fils François, Jacques naquit en pleine tourmente de la révolution française le 20 prairial de l’an V (20 juin 1797). Il épousa Jeanne Jolly le 6 novembre 1821. Au moins un enfant naquit de cette union : André le 22 juillet 1825. Mais Jeanne décéda le 30 novembre 1830.
François GATÉ avait ce jeune enfant à élever et la terre à labourer (il était bordier). La période de deuil étant passé, il rencontra Marie-Françoise surnommé Marie Metelle avec qui il se marie le 17 mai 1831 à Maillezais. Marie-Françoise, était la fille de Jean Méteau dont le métier était »coquetier-commissionnaire » au hameau de la Béchée à Maillezais. Il devait probablement vendre des œufs!
François et Marie-Françoise mit au monde un garçon, Jean (notre arrière, arrière grand père), le 10 janvier 1835 à Doix, leur commune de résidence.
Jean GATÉ grandit auprès de ses parents. Peu scolarisé, il les aida dans leur labeur et devint lui même domestique pour les travaux de la terre.
Jacques GATÉ, l’ancêtre décéda le 2 octobre 1838 à Doix.
Âgé de 32 ans, Jean GATÉ prit pour épouse le 22 octobre 1862, Angélique, Marie BRAND (28 ans) du Poiré sur Velluire. Ce mariage fut célébré à Marans, lieu de leur résidence. Était-ce son premier mariage? Quelques jours avant, le 6 octobre, une décision fut prise par le tribunal de 1ère instance de Fontenay-le-Comte pour modifier l’acte civil de sa mère surnommée Mételle alors que son vrai nom est Méteau.
Ernest, Jean GATÉ, fils de Jean et Angélique naquit le 20 août 1863 à Marans, devint cultivateur et s’installa à Moreilles. Il fit connaissance à 20 ans d’ Aimée, Phanasie, Eugénie ALBERT, 6 ans plus âgée que lui. L’amour était trop fort pour attendre le mariage et c’est ainsi que notre grand-père Ernest, Aristide GATÉ, naquit de cette union le 1er septembre 1884 à Champagné les Marais.
Ce n’est que 4 ans plus tard, qu’Ernest a été légitimé par le mariage de ses parents le 22 octobre 1888 à Champagné les Marais.
Ernest, notre grand-père, salarié cultivateur, se déplaçait sur la Vendée pour prendre quelques tâches. C’est ainsi qu’il connut Eugénie BONNET née le 11 juin 1882 à St Fulgent qui habitait à Montaigu. C’est tout naturellement qu’il se sont mariés le 24 mai 1909 à Montaigu.

Mais c’est à Moreilles qu’ils ont choisi de vivre et de fonder une belle famille.
Un premier enfant Eugène (notre oncle) né en 1911 et décédé en 1981. Un joli petit bébé, Marie-Madeleine (notre mère) née le 15 février 1914 à Moreilles, décédée le 23 juillet 1993. Et enfin une autre jolie petite fille, Marie-Josèphe, née le 1er février 1919.
Ernest, Jean né en 1863 décéda le 20 février 1941 à 78 ans
Ernest, Aristide notre grand-père décéda en 1954 à Moreilles à l’âge de 70 ans.
Voilà l’histoire de nos aïeux qui ont mené simplement leur vie , mais qui par les différentes unions, ont fait ce que chacun d’entre nous, nous sommes.
Je repense à une autre branche de notre arbre commun aux Garnier et Durand où Perrine Sionneau née Souriceau (l’arrière-arrière-arrière-grand-mère de notre mère et de notre tante) qui a été tuée par les Colonnes Infernales des Républicains le 14 avril 1794 à Chavagnes en Paillers avec sa fille Radégonde âgée de 12 ans. Seule Magdeleine Sionneau qui a poursuivi notre lignée, a échappé à ce massacre. Vous voyez, notre présence dans ce monde tel que nous sommes n’a tenu qu’à peu de choses.
Ceux qui auraient quelques souvenirs de nos grands parents n’hésiteront pas à laisser quelques commentaires.
Et pour Tante Marie-Josèphe, mémoire vivante de notre famille, nous lui souhaitons un JOYEUX ANNIVERSAIRE.
25 janvier 2009 à 12:13
c’est une tres jolie histoire que je viens de lire
bien sur je me souviens de grand mère Gaté et de tonton Eugène
Je me joins à toute la famille Durand pour souhaiter un joyeux anniversaire à tante Marie Josephe
Malgré un week end chargé j’aurai une petite pensée
pour elle
25 janvier 2009 à 12:30
Bravo Dominique.
28 janvier 2009 à 9:49
Super Dominique ,je connaissais qu’une toute petite partie de l’histoire,cela n’a pas du etre facile de retrouver la ligné.C’est avec un trés grand plaisir que nous allons souhaiter un joyeux anniversaire à notre chere TATA.A dimanche
28 janvier 2009 à 14:27
bravo DOMINIQUE pour le travail effectué tu as du en passé du temps por rassembler tous ces éléments chapeau . nos filles qui ne l’on pas connu trouve que je ressemble a tonton EUGENE pas surprenent d’ailleurs c’était mon parrain
et puis un grand merçi à vous tous les cousins d’avoir répondu a cent pour cent pour les 90 ans de maman elle ne se doute de rien du tout a dimanche
jean yves monique
22 février 2009 à 17:53
De mes souvenirs, notre grand Père Gaté n’était pas un homme toujours bien commode . Nous avions peu de discussion avec lui.
Je me rappelle de lui dans son jardin et aussi dans la grange avec ses vaches, mais toujours il nous fallait nous faire petit.
Le plus impressionnant pour moi était le dimanche matin, jour du rasage pour aller à la messe.
Le rasoir, le cuir pour aiguiser le rasoir, le gobelet pour le savon et le blaireau étaient alignés sur la table de la cuisine, un petit miroir accroché derrière la porte de la cour, alors si nous arrivions à ce moment nous avions mission de ne pas bouger de la pièce principale et de ne lui dire bonjour que lorsque l’opération était terminée, car nous risquions de provoquer un grave accident.
Grand Père avait aussi ses permanences, surtout l’après midi, chez Germaine Penaud le café du Cheval Blanc en face de leur maison pour taper le carton et s’enfiler quelques bonnes chopines avec les copains.
De Grand Mère, les souvenirs sont plus nombreux, mais j’aimerais prendre le temps de les rassembler.
Un bon souvenir de gamin de 6 ou 7 ans, le Dimanche après la messe (la messe, les vèpres ponctuaient le rythme de la journée dominicale)était la bonne odeur du lapin rissollé.
Il y avait aussi son rire et sa gaité communicative.
On retrouve chez Tante Marie Joseph et aussi chez Maman les mêmes traits de ressemblance.
22 février 2009 à 21:51
Merci Paul, pour ces anecdotes. Continue de faire travailler ta mémoire pour en faire un article!
26 février 2009 à 8:56
Merci à toi dominique et aussi aux autres pour vos anecdotes. C’est important pour nous les plus jeunes de savoir d’ou nous venons et de savoir ce que vous avez vécu étant jeune. Pour papi, ça y’est je me met à mettre en page ce nouveau récit et je refait une impression. Mets moi d’avantages de commentaires stp !!!!!!!
Dominique il n’y a toujours pas de copywrite pour les membres de la famille n’est ce pas ???
26 février 2009 à 12:22
Non, Angélique, il n’y a pas de copyright pour la famille. Chaque membre de la famille a le droit de reproduire les articles et surtout je le rappelle d’enrichir le plus possible le blog.
JEUNES OU MOINS JEUNES J’ATTENDS VOS ARTICLES ET PHOTOS!!
30 juillet 2010 à 15:29
Cher Monsieur,
Comme vous le voyez, je porte le même nom. Ma famille est originaire de la Haute-Vienne et plus spécifiquement de la ville du Dorat. Mon arrière-grand père, Jean Gâté, y était scieur de long. C’est la seule information dont je dispose.
Y a-t-il un lien familial quelconque qui vous mène dans cette région?
L’histoire de mon grand-père qui est décédé à Ostende en Belgique (où j’habite) est assez aventureuse. Si nous avons des ancètres communs, je vous la raconterai bien volontiers.
Bien amicalement!